Quand des prototypes de course s’inclinent face aux séries : la leçon des 24 heures du Mans 2017

Par David Coerchon , le 20 juin 2017

Ce week-end, tous les passionnés de sport mécanique avaient les yeux rivés sur le circuit du Mans, pour vivre l’une des courses d’endurance les plus célébres au monde. Deux catégories auto concourraient : les Le Mans Prototype (LMP 1 et 2) et les Grand Tourisme (GT).

Alors que la compétition livre chaque année son lot de surprise, le cru 2017 n’a pas fait exception. Le plateau LMP1 – la catégorie reine – a été décimé. Sur les cinq voitures engagées, une seule s’est placée, décrochant la première marche de justesse.

Derrière sur le podium, contre toute attente, ce sont deux LMP2 qui se sont imposées : des voitures de série moins rapides et moins sophistiquées sur le plan technologique que les prototypes. Et pourtant… Victimes d’ennuis mécaniques, deux LMP1 ont été contraintes à l’abandon. Une troisième, pénalisée par un arrêt technique de deux heures au stand, n’a jamais pu refaire son retard. Laissant ainsi le champ libre à leurs concurrentes pour briller.

Que nous enseigne ce podium ?

En dépit des budgets colossaux déployés par les constructeurs pour aligner le meilleur des technologies (50 millions d’euros par saison), ce sont deux voitures, plus endurantes, dont les coûts sont quinze fois inférieurs, qui ont trusté les deux autres places sur le podium. Certes les LMP1 vont se représenter l’année prochaine et peut-être gagneront-ils, mais moyennant davantage encore d’investissements.

Le résultat de course ne manque pas d’interroger : faut-il miser sur une technologie sophistiquée, fragile et lourde à mettre en œuvre, ou au contraire privilégier des approches plus simples, standardisées, bien moins coûteuses, avec une fiabilité issue d’une expérience utilisateur plus large, née de la série ? Le petit poucet peut-il engranger des résultats face à l’ogre technologique ? Cette année, la course des LMP2 a montré que oui.

ADM versus MDM

Le parallèle avec le challenge de la gestion des données d’entreprise est ici tentant. Dans leur course à la qualité, nombre de DSI s’interrogent sur une initiative MDM (Master Data Management) ou RPA (Robotics Process Automation), pour améliorer leur productivité et gagner en compétitivité.

La question à se poser est du même ordre : faut-il aller d’emblée vers une approche sur mesure, ambitieuse, à coût d’entrée élevé, ou miser d’abord sur une solution plus souple et moins coûteuse comme la gestion de données applicatives (Application Data Management) ?

L’entreprise soucieuse de développer rapidement ses premiers quick wins gagnerait à s’aligner au départ avec la deuxième solution.


A propos de l’auteur

David Coerchon est consultant avant-ventes chez Winshuttle depuis 2013. Il transforme ses utilisateurs en héros qui simplifient la vie professionnelle de leurs collègues.


Vous avez aimé cet article?

Partagez le avec vos contacts et sur les réseaux sociaux