Comment rester à la page sur un marché où tout va très vite

Par Sandrine Leon , le 03 août 2021

« La révolution numérique est bien plus importante que l’invention de l’écriture ou même de l’imprimerie. » Douglas Engelbart, inventeur de la souris.

On assiste depuis une vingtaine d’années à la disparition de nombreux modèles économiques face à l’essor du digital. La chute de Kodak en est un exemple criant. Leader de la pellicule photo pendant des années, l’entreprise rate le tournant du digital car elle sous-estime le besoin de nouveauté des consommateurs. Aujourd’hui, de nombreux secteurs font face au phénomène de disruption mené par les digital natives qui révolutionnent les modèles traditionnels. Ainsi, une célèbre entreprise a chamboulé l’industrie du taxi sans avoir de flotte automobile à disposition. Qui aurait pu imaginer une telle chose il y a quelques années seulement ?

Face à l’évolution des pratiques commerciales, les entreprises historiques doivent repenser totalement l’avenir si elles veulent survivre à la concurrence des digital natives agiles et innovants. Pour être efficaces et pérennes, elles doivent redéfinir leur stratégie et la distribution de leurs produits et services. Selon les études de KPMG, réseau international de professionnels, 67 % des CEO affirment que l’agilité est au cœur des pratiques commerciales et qu’il faut accélérer le rythme sous peine de faire faillite.
La majorité des entreprises n’auront pas besoin de transformer totalement leur modèle économique pour survivre. Cependant, elles doivent optimiser leur processus pour réussir dans le contexte économique actuel et gagner en agilité, tout en répondant aux tendances du marché de manière efficace. Pour optimiser leur activité, elles doivent commencer par revoir leurs processus internes et développer leurs capacités de gestion des données.
Les informations sur les clients, les fournisseurs ou encore les vendeurs, sont vitales car elles sont le moteur de l’activité de l’entreprise. Or, ces données sont souvent disséminées dans plusieurs systèmes, avec des formats différents, souvent dans des tableurs, et difficiles à collecter rapidement. Pourtant la digitalisation et l’automatisation reposent sur une gestion des données efficaces. Des solutions dédiées existent et peuvent aider à avoir des données fiables, plus accessibles, et gérées de manière rapide, avec à la clé, plus d’agilité.

Optimisation des processus
Pour de nombreuses grandes entreprises, l’ERP, associé à des applications performantes dédiées à l’expérience client et la gestion des fournisseurs et des ressources, est une part cruciale du noyau digital. En matière de digitalisation, les entreprises concentrent souvent leurs efforts sur ces applications et les liens entre elles. Or, elles ont régulièrement tendance à négliger l’automatisation des processus de ce noyau digital, ce qui peut avoir un impact négatif sur l’ensemble du processus. À titre d’exemple, l’analyse de la demande sur les réseaux sociaux via une application axée sur le client permet de récolter des informations précieuses. Mais si l’entreprise a besoin de plusieurs mois pour accéder aux données nécessaires au lancement d’un nouveau produit, il y a de fortes chances que les tendances ciblées deviennent obsolètes.
Quand on observe plus précisément le processus précédant la sortie d’un nouveau produit, on se rend compte que la digitalisation des processus peut optimiser l’agilité des fabricants et leur permettre de répondre aux tendances du marché plus rapidement. La collecte et la saisie des données pour un lancement de produit peuvent être un processus lent et laborieux qui nécessite l’intervention de plusieurs services pour la collecte de données issues de documents variés, eux-mêmes créés par des plusieurs personnes. Une simple erreur de saisie peut avoir des conséquences désastreuses sur l’ensemble du processus (mauvaises informations produit, par exemple) et retardé le lancement.

Choisir les bons collaborateurs, les bons processus et les bons outils technologiques
Les entreprises qui luttent contre les habitudes coriaces peuvent rencontrer de nombreux obstacles. Il est primordial de présenter cette transition aux collaborateurs comme une opportunité plutôt qu’une contrainte menaçante. Une fois que les équipes sont partantes, l’entreprise peut planifier ces changements en impliquant les collaborateurs, les processus et la technologie.
Il faut impérativement faire appel aux bonnes personnes, au fait des processus, des données et des possibilités d’automatisation. Elles doivent être en mesure de comprendre l’ensemble des processus et procédures sous-jacentes, leur finalité et leur impact les uns sur les autres. Ensuite, il sera beaucoup plus facile d’entamer les procédures d’automatisation et d’optimisation.

Pour répondre aux réticences (par exemple des désaccords sur les priorités), nombre d’entreprises font appel à des spécialistes tiers objectifs pour les accompagner tout au long de leur démarche afin d’identifier les liens entre les différents processus et les automatiser facilement. Des plates-formes d’automatisation d’envergure peuvent être mises en place pour la gestion des données et l’automatisation des processus clés afin d’optimiser la réactivité et l’agilité de l’entreprise.

Une chose est sûre, il est capital d’augmenter l’efficacité et de s’adapter au rythme effréné et à la digitalisation du marché actuel pour réussir. Les entreprises figées dans le temps courent le risque de rencontrer des difficultés si elles refusent d’évoluer. Nombre d’entreprises historiques n’auront pas forcément besoin de repenser totalement leur modèle économique. Cependant, elles seront en mesure de faire face à la novelle génération d’entrepreneurs digital native et aux évolutions rapides du marché si elles savent saisir cette opportunité et automatiser leurs processus.

A propos de l’auteur

Sandrine Leon

Sandrine Leon a rejoint Winshuttle en 2015. Elle dirige depuis 2020 l’équipe commerciale de Winshuttle France, Belgique et Luxembourg. Son expérience est axée sur le management de la donnée (ETL – ESB – MDM – PIM – ERP – RPA, … ). Sandrine est basée à Paris.